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Guinée-Bissau : Refusant de brader son cajou, le pays réussit une croissance de 5,2%

Guinée-Bissau : Refusant de brader son cajou, le pays réussit une croissance de 5,2%

La croissance du PIB de la Guinée-Bissau devrait atteindre 5,2% cette année en raison d'une nouvelle récolte considérable de cajou dans un contexte de prix internationaux attractifs, a souligné fin août Modibo Touré, le représentant à Bissau du secrétaire général de l'ONU, devant le Conseil de sécurité.
« Je n'ai jamais gagné autant d'argent que cette année », s'enthousiasme Braima Seidi. « Ma production tournait toujours autour de deux tonnes et demie, mais comme les prix étaient bas, mes revenus l'étaient aussi. Aujourd'hui je suis millionnaire (en FCFA) avec trois tonnes », explique-t-il.
Le cajou (noix d'anacarde), cultivé sur environ 12 % du territoire national, est la principale denrée d'exportation de ce pays, troisième producteur africain après la Côte d'Ivoire et la Tanzanie, selon l'Agence nationale du cajou (ANC). L'Afrique produit à elle seule plus de la moitié du cajou mondial, selon le Conseil international des fruits secs.
Malgré une demande mondiale de cajou en constante augmentation, les paysans bissau-guinéens devaient ces dernières années se contenter de prix peu rémunérateurs, dans des circuits commerciaux dominés par des étrangers, en particulier indiens.
En mai, alors que les cours mondiaux s'annoncent exceptionnels, les autorités de Guinée-Bissau constatent que le cajou est vendu dans le pays deux fois moins cher que dans la région sénégalaise voisine de Casamance, où il se négocie jusqu'à 1.000 FCFA (environ 1,5 euro).
Soupçonnant une possible contrebande, le président José Mario Vaz suspend alors quelques semaines la commercialisation pour assainir le marché. Il lève par ailleurs l'interdiction de la présence d'étrangers dans ce négoce - cette interdiction récente visait à favoriser les opérateurs locaux.
Conséquence de ces deux décisions, les acheteurs, notamment indiens, chinois et mauritaniens, se bousculent à nouveau en Guinée-Bissau, y faisant grimper le prix (de vente du kilo de cajou) jusqu'à 1.500 FCFA (environ 2,3 euros).
Cette année, la quantité à exporter devrait avoisiner les 200.000 tonnes, selon l'ANC, en hausse de plus de 6%.
Et surtout, les revenus des producteurs devraient bondir de quelque 50% par rapport à 2016, à environ 60 millions d'euros, selon les cabinets d'experts.
« Jamais, de mémoire de Bissau-Guinéen, le prix au producteur n'a atteint ce niveau, nous tenons à vous en remercier », déclarait récemment lors d'une rencontre avec le chef de l'Etat Mamadou Néné Baldé, un responsable du monde rural.
 

Date de fin: 
Mardi, 3 octobre, 2017
Date de debut: 
Mardi, 3 octobre, 2017
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